9 Décembre 2012
L'art du faux remonte aux temps les plus reculés. Cela commença par l'emprunt de méthodes de fabrication puis de styles jusqu'au jour où la demande pour des statues ou des objets devint très nombreuse. À partir de là, artistes et artisans se mirent à faire des copies pour les exporter et les vendre.
Des marchands peu scrupuleux trouvèrent le moyen de s'enrichir rapidement en vendant des copies qu'ils faisaient passer pour des œuvres originales. Une véritable industrie du faux se développa durant l'Antiquité (les Romains produisaient déjà des copies de statues grecques).
Le plagiat n'est pas facile à discerner, tant le faux est l'illusion du vrai.
Copier les maîtres et leurs chefs-d'oeuvres, fut de tout temps un passage obligé pour les jeunes artistes, sans que cela soit pour autant du plagiat. D'autre part, certains artistes s'amusèrent à peindre des faux pour épater la galerie !
Avec l'essor du tourisme quelques siècles plus tard et le succès des peintres auprès de la bourgeoisie, un accroissement spectaculaire du nombre de copistes provoqua l'apparition de très nombreux faux qui se vendirent facilement.
L'un des plus célèbres faussaires fut, dans les années 1930, Hans Henricus Van Meegeren. Cet artiste hollandais doué, mais qui ne connaissait pas le succès, se mit à étudier de très près les oeuvres du célèbre peintre Johannes Vermeer (1632-1675) dont les historiens d'art ne connaissaient alors qu'une quarantaine d'œuvres. Il eut l'idée de faire ressurgir des tableaux perdus de Vermeer. Des toiles qu'il inventa de toutes pièces en utilisant la même technique et la même signature que Vermeer. Ces tableaux - passant pour de véritables Vermeer (des originaux) - furent vendus une fortune. Mais il finit par être condamné après avoir fait paniquer de nombreux conservateurs (de musée) qui ne savaient plus s' ils possédaient des vrais ou des faux Vermeer.
Le faussaire peut décider de créer un faux simplement pour le plaisir de "se payer la tête" d'un expert ou de berner un marchand. Il peut aussi être attiré par l'argent facile et guidé par la malhonnêteté. Il peut encore choisir de seulement s'amuser !
Le faux est l'illusion du vrai. Certains artistes d'aujourd'hui s'amusent à faire des faux, qui ne trompent personne et que l'on reconnaît à de multiples indices.
Johannes VERMEER "Femme au luth", huile sur toile, 1662 / Van MEEGEREN "Femme à la lettre", huile sur toile XX.
Anne et Patrick POIRIER, (artistes français), "colonne", sculpture monumentale de 10m de haut, 1984, le long de l'autoroute entre Saint-Etienne et Clermont-Ferrand.
Joan FONTCUBERTA, (artiste catalan), "Le professeur et Centaurus", photographie, entre 1985 et 1989.
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Salle de l'Hydropithèque - Joan Fontcuberta
visite virtuelle de la salle de l'Hydropithèque de Joan Fontcuberta
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Visite virtuelle de la salle de l'Hydropithèque de Joan Fontcuberta au Musée Gassen à Digne