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PORTRAITS 5°

Bonjour,

Etant donné que l'article a été posté avec une semaine de retard, vous aurez vous aussi droit à une semaine supplémentaire.

Bien à vous.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Automne", 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Automne", 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO est un peintre italien de la Renaissance.

Né à Milan en Italie vers 1527 et serait issu d’une famille de peintres. Il commence à se faire connaître à 23 ans en travaillant avec son père, artisan peintre à la cathédrale de Milan. Il réalise alors des cartons de vitraux.

Il est connu pour ses portraits anthropomorphes (objet dont la forme rappelle un visage ou un corps humain), constitués de fleurs, de fruits et d'autres éléments de la nature.

Peintre officiel de la cour des Habsbourg en Autriche, c'est là que Archimboldo réalisa ses tableaux. Il organisait également des fêtes princières et était très populaire en plus d'être savant et grand technicien.

Ces oeuvres les plus célèbres sont sa série des quatre saisons (dont il a fait plusieurs versions) ainsi que celle des quatre éléments.

Les quatre saisons d'Arcimboldo sont des allégories. Arcimboldo faisait des portraits des personnages importants de la cour, sans pour autant les nommer. Cela amusait et intriguait les courtisans de l'empereur Maximilien II à Vienne. Aujourd'hui les allégories peuvent nous sembler irrespectueuses ou ironiques, mais les portraits composés des saisons étaient des messages politiques à la gloire du souverain. Les portraits exaltent la puissance de l'empereur qui règne sur les hommes mais aussi sur les saisons et les éléments. Arcimboldo crée un lien symbolique entre le pouvoir temporel de l'empereur (qui n'est pas éternel) et l'immuabilité des saisons qui reviennent année après année.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Hiver", 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Hiver", 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "le Printemps", 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "le Printemps", 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Eté", (1563, Vienne, Kunsthistorisches Museum), 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Eté", (1563, Vienne, Kunsthistorisches Museum), 1573, Huile sur toile, 76 x 64 cm, musée du Louvre, Paris.

Détail de la version du Louvre (signature et date)

Détail de la version du Louvre (signature et date)

Sur le col du personnage qui représente l'Eté, Giuseppe Arcimboldo a signé son nom dans le tressage : " Giuseppe Arcimboldo.F. ". Le "F" veut dire "fecit", à fait.
C'est ainsi que Giuseppe Arcimboldo a authentifié son œuvre.
Il l'a daté sur l'épaulette de la veste : 1573

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Eau", huile sur bois d'aulne, 66,5 x 50,5 cm ; Vienne, Kunsthistorisches Museum

Giuseppe ARCIMBOLDO, "l'Eau", huile sur bois d'aulne, 66,5 x 50,5 cm ; Vienne, Kunsthistorisches Museum

Giuseppe ARCIMBOLDO, "le Feu", huile sur bois de tilleul, 66,5 x 51 cm ; Vienne, Kunsthistorisches Museum.

Giuseppe ARCIMBOLDO, "le Feu", huile sur bois de tilleul, 66,5 x 51 cm ; Vienne, Kunsthistorisches Museum.

Une vidéo du Musée du Luxembourg.

Antonio del POLLAIUOLO "Portrait d'une jeune fille de profil", vers 1465, huile sur panneau de peuplier (52,5 × 36,5 cm), Gemaldegalerie, Berlin

Antonio del POLLAIUOLO "Portrait d'une jeune fille de profil", vers 1465, huile sur panneau de peuplier (52,5 × 36,5 cm), Gemaldegalerie, Berlin

Antonio et Piero del POLLAIUOLO (vers 1430- 1496) sont des frères peintres, sculptures, graveurs et orfèvres de la Renaissance.

Antonio dirige à Florence son atelier. Ils y exécutent des portraits, des médailles, des statues pour les Médicis et l'aristocratie florentine, des fresques et des broderies pour les églises, des tombeaux pour les papes.

Piero del POLLAIUOLO "Portrait de femme", 1470, Museo Poldi Pezzoli, Milan.

Piero del POLLAIUOLO "Portrait de femme", 1470, Museo Poldi Pezzoli, Milan.

Piero del POLLAIUOLO "Portrait de femme", 1480, (bois, 55 × 34 cm) Musée des Offices, Florence.

Piero del POLLAIUOLO "Portrait de femme", 1480, (bois, 55 × 34 cm) Musée des Offices, Florence.

Antonio del POLLAIUOLO "Portrait d'une jeune fille de profil", XV°, tempera sur bois (46,3 × 32,5 cm), Metropolitan Museum of Art de New York.

Antonio del POLLAIUOLO "Portrait d'une jeune fille de profil", XV°, tempera sur bois (46,3 × 32,5 cm), Metropolitan Museum of Art de New York.

Léonard de VINCI (1452-1519) est un artiste italien. Il est ce qu'on appelle un "homme d'esprit universel", un génie de la Renaissance.

A la fois dessinateur, peintre, graveur, orfèvre, sculpteur, architecte, ingénieur, urbaniste, scientifique, anatomiste, botaniste, poète, écrivain et philosophe, il a contribué à l'avancement des sciences et des arts.

Son talent a servi différentes cours d'Italie pour enfin finir au service du roi François 1er en France.

Il a peint seulement une quinzaine de tableau mais a réalisé un très grand nombre de dessins. Il a réalisé quatre portraits de jeune femmes : Ginevra de'Benci, la Dame à l'hermine, la Belle Ferronnière et la Joconde.

Léonard de VINCI, "Ginevra de Benci", 1474/1476, l'huile sur panneau de peuplier (38,8 x 36,7cm),National Gallery, Washington.

Léonard de VINCI, "Ginevra de Benci", 1474/1476, l'huile sur panneau de peuplier (38,8 x 36,7cm),National Gallery, Washington.

C'est l'une des premières oeuvres de Léonard, terminée alors qu'il était l'apprenti de l'atelier florentin d'Andrea Verrocchio.

Le portrait a été coupé d'environ un tiers de la partie inférieure. Cette partie devait probablement dépeindre les mains de Ginevra de Benci posées ou croisées sur ses genoux.

Ginevra, née dans une famille aisée de Florence est mariée à l'âge de 16 ans. Il était alors courant de faire réaliser un portrait pour cette occasion.

Le bouquet de genévrier symbolise la chasteté (choix approprié pour un tableau de mariage), mais fait référence également au prénom de la jeune fille.

Léonard de VINCI, "La Dame à l'hermine", 1488/1490, l'huile sur bois (59 x 39 cm), Château de Wawel à Cracovie en Pologne.

Léonard de VINCI, "La Dame à l'hermine", 1488/1490, l'huile sur bois (59 x 39 cm), Château de Wawel à Cracovie en Pologne.

Ce tableau représente Cécilia Gallerani âgée de seize ans. cette jeune femme était alors la maîtresse de Ludovic Sforza ( Ludovic le More) alors employeur du peintre. Cécilia d'origine modeste avait été fiancée à dix ans à un gentilhomme de la maison Visconti. Après l'annulation du mariage elle est devenue la maîtresse de Sforza qui ne l'a pas épousée et dont elle a eu un fils. Pour épouser celle qui sera sa femme, Beatrice d'Estre plus conforme à sa condition, Ludovic s'est séparé de Cécilia en 1492. Ce tableau est sans doute un cadeau d'adieu.

Ce portrait très raffiné est à l’image de son modèle.
Cecilia Gallerani (1473-1536) était instruite et cultivée. Elle avait appris le latin et composait des poèmes qui la faisaient reconnaître comme un grande figure de la langue italienne.

Elle ne fait pas face, mais son regard est dirigé vers un personnage hors du cadre. La simplicité de la mise indique bien que Cécilia n'est pas noble. On remarquera aussi l'absence d'un bijou précieux sur le front. La coiffure "coasone", fin bandeau (une ferronnière), nappe de chevelure encadrant le fin visage et longue natte dans le dos était en vogue à la mode en Lombardie. Ce qui est désigné comme une hermine à la fourrure blanche (symbole de pureté ) est plus vraisemblablement un furet blanc qui était à la mode au Moyen Age.

Léonard de VINCI, "La Belle Ferronière", 1495/1497, l'huile sur bois (62x 44 cm), Musée du Louvre, Paris.

Léonard de VINCI, "La Belle Ferronière", 1495/1497, l'huile sur bois (62x 44 cm), Musée du Louvre, Paris.

La ferronnière est ce bijou que la dame porte sur le front (une bandelette nouée à l’arrière de la tête, ornée d'un d'un bijou "camée" ou d'une pierre précieuse.

Vu la richesse des ornements et le soin mis à les rendre, vu le rang de Léonard au sein de la Cour de Ludovico Sforza à Milan, le modèle ne peut être qu’une personnalité importante, certainement Lucrezia Crivelli (la maîtresse du prince à cette époque).

Léonard de VINCI, "La Joconde", 1503/1519, l'huile sur panneau de peuplier (77 x 53 cm), Musée du Louvre, Paris.

Léonard de VINCI, "La Joconde", 1503/1519, l'huile sur panneau de peuplier (77 x 53 cm), Musée du Louvre, Paris.

Jan VERMEER,"LA Jeune fille à la perle", 1665, Huile sur toile, 46.5 x 40 cm, Mauritshuis, La Haye (Hollande).

Jan VERMEER,"LA Jeune fille à la perle", 1665, Huile sur toile, 46.5 x 40 cm, Mauritshuis, La Haye (Hollande).

Surnommée "la Joconde du nord",

La perle, dans la peinture de Vermeer, est un symbole de chasteté. Ce tableau à peut-être été peint à l'occasion du mariage de la jeune fille.

Pour en savoir plus.

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